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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 16:35

Alors qu’il a déjà joué avec quelques figures de la croyance, de la culture ou de la fiction populaires, Bret Easton Ellis s’y remet. Après les vampires (Zombies), le terrorisme (Glamorama), un certain fantastique (Lunar Park), les tueurs en série (American Psycho) et le monde estudiantin (Moins que zéro et Les lois de l’attraction), cette fois, c’est le diable qui passe à la moulinette.

C’est peut-être ce qui caractérise l’auteur, ce travail autour de certaines figures emblématiques d’une culture quotidienne, d’une culture plus proche de nous, plus évidente, d’une culture non estampillée « approuvée par les universités, les universitaires, les intellectuels » qui nous est imposée parfois (souvent ? tout le temps ?) et qui en arrive à paraître être la seule à pouvoir porter ce nom de « culture ».

 

Attention ! Pas de grand discours, pas de grandes théories, ces figures sont ancrées dans le réel, elles en sont des composantes. D’après Ellis. Elles en sont tellement des composantes que nous les croisons tous les jours, que nous vivons à côté, en le sachant ou pas. Qu’elles sont une partie de nous-mêmes.

En reSuite(s) Impériale(s)venant à l’un de ces personnages, Clay, et à sa première fiction, Moins que zéro, Ellis ne revient pas en arrière. Il observe la progression, l’effet du temps (les « ravages » ?). L’état de ses personnages après 25 années de plus à lutter pour vivre, se coltiner aux autres.

Pour mieux mettre leurs travers en évidence, leurs évolutions, Ellis utilise un autre pan de la culture populaire, le roman noir (mais il pourrait nous sembler que ce fut déjà le cas plus d’une fois). La forme et le fond ont donc à voir avec cette culture populaire évoquées plus haut. Et Ellis, un écrivain reconnu, adulé, va encore du côté de ses semblables plutôt que de l’élite pour nous toucher. C’est un écrivain de son temps, un écrivain qui ne vit pas dans une tour d’ivoire et qui ne se complait pas, ne se repait pas de cette image qu’on lui colle et dont il joue parfois au point d’en devenir agaçant.

Il y a, de plus, un véritable travail, une recherche de la simplicité qui n’est pas habituelle chez lui, il nous perd une fois de plus mais d’une façon différente. Sommes-nous en train de lire un scénario imaginé par Clay et qu’il écrit, qu’il imagine sous nos yeux ? Sommes-nous en train d’observer les ravages chez lui, dans son esprit, de la société et de ses congénères ?

Ellis ne nous donne bien sûr aucune réponse, il nous laisse nous faire notre opinion, s’abstient de nous asséner une quelconque leçon et se contente de nous raconter ce qu’il observe et comment il le perçoit. Le travail d’un artiste. Un écrivain exigeant.

 

C’est vrai que sa simplicité déroute, qu’on peut avoir la sensation d’un livre simplet, mais les livres d’Ellis, les précédents en tout cas, mûrissent (en nous), prennent de l’ampleur, jusqu’à atteindre leur véritable dimension. Je n’ai pas toujours eu l’impression d’être devant un chef-d’œuvre en le lisant mais, à chaque fois, les jours et les semaines passant, je me rendais compte que ses bouquins m’avaient marqué assez profondément, qu’ils étaient de ceux dont je me souviendrais aussi longtemps que mon esprit ne partira pas en quenouille. A n’en pas douter, celui-là sera de ceux-là même si, après Lunar Park, on savait qu’il ne pourrait pas produire un roman aussi fort, il est parvenu à me prendre de nouveau par la main pour m’emmener dans un univers qui n’est pas le mien et que j’ai pourtant l’impression de connaître. Dans un esprit qui n’est pas le mien mais qui est tellement humain, dérangé, fragile.

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Published by Jérôme Jukal - dans Ellis Bret Easton
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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 15:54

Bret Easton Ellis a été publié très tôt. Les traductions en français de ses romans sont arrivés très vite, très peu de temps après leur parution aux Etats-Unis, et ce dès son tout premier livre. Ce premier roman paraît alors qu’il a tout juste vingt ans.

 

C’est Moins que zéro (Less than zero), roman qui va de plus marquer une approche innovante. Cette approche n’est pas forcément nouvelle mais le succès fait d’Ellis l’un des fers de lance de cette façon de s’inscrire pleinement dans son époque en n’hésitant pas à utiliser des noms et citer des personnes parfaitement réel. Certains ont depuis appelé ça le « name dropping » mais pour Ellis, ce serait peut-être réducteur. Il choisit également de raconter des histoires proches du milieu qu’il connaît, ses personnages ne sont pas pour autant couvés, protégés. Son premier personnage principal, Clay, est un double de lui-même, même âge, même départ vers l’Est pour ses études dans des universités qui se ressemblent furieusement, l’une étant la réplique ima

Moins que zéro (Christian Bourgois, 1985)

ginaire de l’autre. Ellis nous décrit son retour pour les vacances à Los Angeles, son retour parmi sa bande d’amis, écumant les fêtes, assistant à une vie qui le laisse presque étranger, comme en retrait. Tout s’enchaîne, comme si la peur de l’ennui poussait à aller vers l’extrême, juste pour dire qu’on connaît, qu’on a déjà vu… Un snuff movie, MTV, de la drogue en veux-tu en voilà, des accouplements en tout genre. Brest Easton Ellis nous offre un portrait glaçant de la jeunesse dont il fait partie et jette déjà les bases de son œuvre, un regard désabusé, l’impression d’être perdu tout en voulant faire croire que l’on maîtrise, que ce ne sont que nos choix qui nous guident.

Désabusé, désenchanté, voilà le regard qu’Ellis nous propose et, au final, c’est un roman angoissant, la sensation d’une perte, d’une incapacité à décider quoi que ce soit… Dans un style, une narration, hallucinés, hallucinants. Hallucinatoires.

 

Son deuxième roman ne va pas renier le point de vue adopté dans le précédent. C’est en 1987 qu’il paraît et c’est comme un écho du premier… Les lois de l’attraction (The rules of attraction) nous raconte la vie sur un campus, celui évoqué dans le premier opus, au travers de trois étudiants. Après le versant retour chez soi, on a maintenant le versant nouvelle vie loin de tout et de nouveau, c’est un véritable mal-être que nous décrit Ellis. Ces trois étudiants sont Les lois de l'attraction (Christian Bourgois, 1987)déglingués, désabusés, avant l’heure, avant l’âge. Il nous les décrit de nouveau sans prendre de gant, sans rien nous épargner, sans joie. Car le bonheur, le plaisir, ne semblent à aucun moment faire partie du programme, il faut juste vivre et ça n’a rien de réellement plaisant, car vivre, cela veut dire se coltiner aux autres, à certaines exigences… Le monde d’Ellis, son univers, se confirme, s’affirme avec ce deuxième roman plus abouti au niveau du style, mais également peut-être plus froid, plus distancié.

Avant le fameux troisième roman, c’est de nouveau un roman important, un roman qui chamboule et nous décrit cette jeunesse (une certaine jeunesse) des années 80 et cela n’annonce rien de bon…

 

Le troisième livre d’Ellis est celui qui l’assoit définitivement au rang d’écrivain incontournable de son époque. Avec American Psycho, Ellis nous sort du monde estudiantin pour nous emmener dans celui des cadres supérieurs new yorkais. De ces jeunes gens qui ont tellement de pouvoir, d’argent, et qui vivent à cent à l’heure, qui se plongent dans toutes les occupations par peur de s’arrêter, sûrement, par peur de l’ennui, certainement. Mais le narrateur et personnage central ne se contente pas des soirées saupoudrées de coke, des exercices à répétition dans les clubs de remise en forme, il s’attaque American psycho (Salvy éditeur, 1991)également à ses semblables beaucoup plus directement, ne nous épargnant rien, nous gratifiant de tous les détails et nous exposant par la même occasion ses conceptions des choses, ses préférences musicales… C’est un véritable passage en revue d’une certaine frange de ces Etats-Unis triomphants des années 80-90 qu’Ellis nous offre. Un passage en revue qui nous entraîne dans un rythme, un tourbillon, affolant, effrayant. Entre deux études sur un chanteur ou un groupe en vogue, il nous raconte en longueur ses nuits et ses soirées passées à trucider son prochain avec autant de détails que pour les soirées avec ses amis si tant est qu’on puisse les appeler ainsi, car tout est factice. Il n’est question que d’affrontement, de mensonges et de compétition dans tous les compartiments de la vie de Patrick Bateman. Les sentiments ne sont que de pure forme, factices. Effrayant, nauséabond. Incontournable.

 

Il faut attendre trois ans l’arrivée de l’opus suivant. Zombies (The informers) paraît en effet en 1994 et il s’agit d’un recueil de nouvelles par forcément postérieures à American Psycho. Des nouvelles qui vont nous remettre sur le tapisZombies (Robert Laffont, Pavillons, 1994) tout ce monde qu’Ellis s’acharne à dézinguer parce qu’il est peut-être le plus représentatif de l’époque. On navigue de nouveau entre antidépresseurs, drogues, ennuis que l’on aimerait tant éviter, ne pas connaître… Un recueil de nouvelles qui nous replonge dans cet univers dont nous nous délectons sûrement en nous disant que nous n’en sommes pas. En décrivant avec de tels détails la société, Ellis nous décrit un monde qui nous est étranger, un monde que l’on n’observe que de loin avec la même fascination et la même froideur que l’auteur états-unien. Un monde qui est pourtant une des composantes du nôtre…

 

Glamorama, roman suivant American Psycho, atterrit sur les gondoles en 1998. Victor Ward n’a pas l’intelligence, les Glamorama (Robert Laffont, Pavillons, 1998)capacités de raisonnement de Patrick Bateman mais il tente de faire son trou dans le même monde où l’apparence a autant d’importance que certaines convictions, certaines pensées. Il se retrouve empêtré dans un univers glauque et peu enviable. Comme pour les précédents, la réalité et la fiction se mêlent, les personnages imaginaires et les personnages réels, à tel point que Victor Ward, tout autant que nous, ne parvient plus à distinguer le vrai du faux, le réel du factice… Nous sommes sans cesse ballotés avec Ellis au chœur de cette description d’un monde que l’on s’acharne tellement à nous montrer ailleurs, partout, que l’on s’acharne tellement à nous exposer, qu’on ne sait plus s’il est tel qu’on nous le décrit sur papier glacé ou un immense fantasme. Fantasme plutôt cauchemardesque. De nouveau, c’est sanglant et clinquant.

Il faut s’accrocher pour avancer, il est tellement difficile parfois de s’intéresser au superficiel et de le décrire qu’on a l’impression qu’Ellis pourrait sans arrêt s’effondrer… Ça n’est jamais le cas.

 

Lunar Park va pousser la logique d’Ellis un cran plus loin. La part du vécu dans ses romans n’est jamais bien claire, on se demande sans arrêt si c’est un témoignage qu’il nous offre ou s’il fait uniquement œuvre de fiction. La réponseLunar Park (Robert Laffont, Pavillons, 2005) se trouve sans doute entre les deux. Mais lorsque paraît le roman, en 2005, on peut enfin lire l’histoire de Bret Easton Ellis lui-même. Une histoire inventée et dans le même temps imbriquée étroitement dans le réel. L’image qui est la sienne dans les médias, l’image avec laquelle il a joué, ce monde d’apparences qu’il n’a cessé de dénoncé, d’attaquer, deviennent un objet de fiction. Dans cet opus qui peut parfois faire penser à Stephen King, entre autre, Ellis nous offre en pâture ce qu’il est devenu, ce qu’il aurait pu devenir. C’est un roman au bord de la folie, au bord du gouffre, si près que l’on se dit qu’il ne pourra qu’y sombrer… Mais une fois de plus, Ellis écrit un grand roman, un roman malade de son époque, un roman marquant. On ne peut sortir entier, tel qu’on l’était avant leur lecture des fictions de cet auteur. Il faut l’accepter, avoir envie de se faire bousculer, de se laisser embobiner dans des histoires à la limite d’un narcissisme puant. Ça n’est jamais le cas. Bret Easton Ellis demande un véritable effort, et au-delà de cet effort nous récompense avec la certitude de nous donner à lire des romans uniques, ne s’approchant, ne ressemblant, véritablement à aucun autre.

 

Suite(s) Impériale(s) (Imperial Bedrooms) vient de paraître et j’y reviendrai quand je l’aurai lu… Pour l’instant, pour ceux d’entre vous qui ne l’ont pas encore lu, n’hésitez pas, un tel auteur est rare.

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Published by Jérôme Jukal - dans Ellis Bret Easton
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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 23:02

 

 

Bizarre comme parfois on s’invente des souvenirs… Ou, en tout cas, bizarre comme on a l’impression d’être le seul à les avoir et de ne même plus en être sûr.

Ma rencontre avec Bret Easton Ellis (je ne parle pas d’une rencontre physique mais d’une rencontre avec un écrivain, ses bouquins) date de la parution d’American Psycho. Ou, en tout cas, c’est ce qu’il me semblait car, après enquête, je n’en suis plus si sûr. Tout d’abord, ma bibliothèque accueille bien American Psycho mais il s’agit d’une version de poche, datant de 1993. Ensuite, je me souviens que l’achat de ce roman avait été motivé par son passage à la télévision française. Et pas dans n’importe quelle émission, non, dans la sacro-sainte émission littéraire des années 80, je parle bien évidemment d’Apostrophe, animé par Bernard Pivot. J’ai encore en tête des images d’Ellis parlant anglais et présenté, discuté, par les autres invités (aucun souvenir précis de qui il s’agissait) alors que je me disais qu’il ne devait pas tout comprendre malgré l’oreillette fichée dans son oreille. Je me souviens d’une certaine condescendance de la part d’écrivains installés, évoquant, en ce qui concernait Ellis un succès dû surtout au scandale du sujet et de son traitement plutôt violent. Il devait bien y avoir parmi eux un défenseur, un type persuadé de son talent mais ce qui m’avait avant tout poussé à acquérir le bouquin était ce jugement de l’establishment (d’un certain establishment) prédisant son retour rapide à l’oubli… Résultat, c’est eux que j’ai oubliés et c’est Ellis qui trône parmi d’autres romans dans ma bibliothèque, tous ses bouquins sont là. J’ai donc des souvenirs de cette émission dont je ne suis pas parvenu à retrouver la trace. C’est quand même fort, non ? Plus fort que le roquefort, comme disait je ne sais plus qui, peut-être Séraphin Lampion dans une de ses fameuses apparitions tintinesques.

Bref, revenons à cet auteur et parcourons rapidement sa vie telle qu’on peut la voir sur les différents endroits de la Toile, et, comme je l’ai dit précédemment, on a de quoi faire en matière de sources, c’est pourquoi je ne m’attarderai pas trop.

 

Bret Easton Ellis est donc né en 1964 à Los Angeles. Il est né au sein d’une famille aisée et, après des études secondaires dans un établissement privé, il s’intéresse à la musique, l’étudie. Alors qu’il n’est encore qu’étudiant, il joue dans divers groupes et publie son premier roman qui est bien reçu. Il est associé au Brat Pack, un groupe de jeunes écrivains dans lequel on trouve également Jay McInerney, Mark Lindquist et Tama Janovitz, groupe d’écrivains qui a pour point commun de décrire une certaine frange de la société, une certaine époque, de manière assez acerbe, sans pitié. Un groupe d’écrivains dont seul Ellis et McInerney sont arrivés de ce côté-ci de l’Atlantique. Je reviendrai sur le Brat Pack (fine allusion au Rat Pack de Sinatra et consorts mais qui, cette fois, désigne des gamins (brat) gâtés, doués…).

Ellis va poursuivre une œuvre satirique, comme il le dit lui-même, sur son époque et ce qu’elle engendre. Il ne s’épargnera pas, se mettant en scène dans son roman Lunar Park, triturant  cette image qui lui colle à la peau. Car le succès qu’il rencontre avec son troisième roman va faire de lui l’un des écrivains majeurs de la fin du XXème siècle et du début du XXIème et ce succès va faire de lui un écrivain médiatisé à outrance. Il jouera avec cette image tout en s’en plaignant en vrai personnage de l’époque qu’il décrit. J’ai évoqué précédemment ses influences et je reviendrai prochainement sur son œuvre, roman par roman.

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Published by Jérôme Jukal - dans Ellis Bret Easton
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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 17:22

Pour changer, je vais m’intéresser à un auteur peut-être surmédiatisé. Autant les deux premiers sur lesquels je me suis penché sont particulièrement discrets sur tous ces sites accessibles à distance depuis votre ordinateur, autant Bret Easton Ellis est visible et plus que visible. Il s’agit alors d’aller au-delà de l’image que l’on nous propose pour revenir à l’essentiel, l’œuvre. Car Ellis est avant tout un écrivain et un grand écrivain.

Autre difficulté pour sélectionner ce qui relève vraiment de l’intérêt pour sa littérature, Ellis est actuellement dans l’actualité puisque son dernier roman vient de paraître outre-Atlantique et ne va pas tarder à inonder les rayons des librairies dans notre cher pays. Je ne ferai pas allusion à ce dernier bouquin tant que je ne l’aurai pas lu et je ne retiendrai pas les endroits où l’on ne parle que de lui.

Bret Easton Ellis est un auteur qui pourrait être étiqueté roman noir s’il n’avait cette notoriété, cette reconnaissance. Méritée. Il est peut-être de ceux qui ont contribué à faire de ce genre un genre à part entière au niveau littéraire, de ceux qui ont permis de conférer au genre un intérêt autre que tout juste curieux ou poli.

C’est un grand que tout le monde s’arrache, s’accapare et que l’on voit aussi pas mal ailleurs que dans l’actualité littéraire. Il en joue tout en regrettant cet état de fait. Tâchons de voir s’il est possible de se recentrer sur son talent, son écriture et ce qu’on peut en dire, sur ce qu’il en est dit sur les différents lieux auxquels la toile (gigantesque et mondiale) nous donne accès.

Je vais sélectionner.

 

Il faut revenir aux fondamentaux comme le conseillent certains… conseillers, entraîneurs ou « coaches » de tous ordres (sportifs mais pas seulement). Quand on veut en savoir plus sur un auteur, il faut chercher du côté des sources connues et reconnues…

Malheureusement, comme je l’ai déjà dit, en ligne il n’existe qu’une encyclopédie accessible sans abonnement, sans avoir à payer… Recouper les avis et les points de vue en multipliant les entrées sur un thème choisi n’est donc pas aisé. J’ai un peu triché, je l’avoue. Bénéficiant d’un accès en ligne à Universalis, j’ai pu aller plus loin que l’embryon d’article proposé aux moins chanceux. J’ai donc une nouvelle fois pu comparer l’intérêt d’une encyclopédie collaborative (vous voyez de laquelle je veux parler, celle que tous les étudiants prisent au point d’en faire la principale inspiration de leurs travaux) et d’une encyclopédie plus « classique », faisant également à la collaboration mais sélectionnant assez drastiquement ses collaborateurs.

Dans l’encyclopédie à l’accès payant, P.-Y. Pétillon, s’attarde sur l’œuvre de Ellis, détaillant plus particulièrement trois de ses livres, le premier, Moins que zéro (Less than zero), son roman emblématique, American psycho et enfin le roman qui suivra ce dernier, Glamorama, roman de la confirmation définitive du talent d’Ellis. Cette approche est particulièrement intéressante puisqu’elle reprend l’œuvre d’Ellis en la reliant à ses différentes influences, d’Elvis Costello à Don DeLillo. Wikipédia, dans l’article qui lui est consacré, préfère une approche plus en surface, côté éditorial et anecdotique… Elle propose, ce qui est un plus par rapport à sa concurrente payante, une bibliographie.

 

Mais l’œuvre d’Ellis est analysée en long en large et en travers par de nombreux internautes… et mon petit doigt me dit qu’elle sera également évoquée ici même dans pas très longtemps. J’ai effectué une petite sélection des sites qui me semblent présenter un intérêt dans leur approche de l’œuvre de l’auteur états-unien, notamment ceux qui s’intéresse au moins autant au contenu qu’à l’emballage, l’apparence, les à-côtés de l’énorme succès qu’elle a rencontré. Cette brève sélection est bien sûr toute personnelle.

Sur fluctuat.net, une présentation rapide mais déjà plus fouillée que wikipédia ou, en tout cas, allant dans le sens qui m’intéresse, celui d’un intérêt pour l’œuvre plus que pour l’homme, nous parlons de littérature, non ? Cette article propose également d’autres liens pour approfondir… Sur Whisky Beat & Poésie (?), une série de pages nous parle d’Ellis et de son œuvre jusqu’à Glamorama paru il y a déjà plus de dix ans. L’analyse et la présentation la plus intéressante est, pour moi, celle dont s’est fendu le Cafard cosmique à l’occasion de la sortie de Lunar Park, roman précédent celui qui sortira le mois prochain, que dis-je ?, ce mois-ci (on me dit dans l’oreillette que ça serait même déjà fait !), dans sa traduction française, Suite(s) Impériale(s) (Imperial Bedrooms). Un site non-officiel en anglais se charge de recenser l’actualité du monsieur, on peut s’en contenter même si l’offre dans ce domaine est, comme je le disais plus haut, abondante.

 

Enfin, pour avoir une idée de l’auteur et de sa façon de jouer avec les médias et de se comporter dans les entretiens qu’il accorde et que l’on peut retrouver en quantité sur la Toile, je vous en propose deux (des entretiens), l’un accordé au magazine Transfuge et accessible sur Dailymotion et l’autre sur le plateau de Tout le monde en parle.

J’aborderai dans pas longtemps l’œuvre de cet auteur, à mon avis, particulièrement important dans la littérature des dernières années et dans le roman noir également…

 

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