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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 12:14

David Cage est à ce jour l’auteur de trois jeux qu’il a développé par le biais de son studio, Quantic Dream.

 

The Nomad Soul (Quantic Dream, 1999)Le premier jeu à débarquer sur les ordinateurs personnels des curieux se nomme The Nomad Soul, il arrive en 1999 et propose a priori, d’après ce que j’ai lu, une nouveauté. Il s’agit d’évoluer dans un univers de manière assez libre. Cette âme nomade dont il est question dans le titre est celle du joueur, pouvant prendre possession du corps de différents personnages. Je ne pourrai pas en dire plus sur ce jeu se déroulant dans un monde futur puisque je n’ai pu l’essayer, je n’ai pu entendre les chansons composées pour l’occasion par David Bowie mais il semble qu’il propose quelques chose de réellement original pour l’époque (pas si éloignée, je vous l’accorde).

 

Le deuxième jeu développé par le studio Quantic Dream sous la houlette de Cage s’intitule Farenheit. Il paraît en 2005. Il propose de nouveau d’incarner différents personnages et se déroule dans un futur très proche puisque nous l’avons désormais dépassé, 2009 ne s’est pas déroulé comme Cage l’avait imaginé ou peut-être n’en a-t-on jamais entendu parler juste pour nous préserver.

L’histoire commence dans un café, un homme se découvre commettant un meurtre. Il ne sait rien de sa victime, il ne sait pas ce qui lui a pris, il était comme possédé. Avant que la police ne l’arrête, il s’enfuit. Cet homme et l’un des Farenheit (Quantic Dream, 2005)personnages que l’on incarne, les deux autres sont des flics new yorkais, un homme et une femme, chargés de mener l’enquête. C’est une histoire mâtinée de fantastique qu’il nous est donné de vivre. Une histoire paranoïaque au cœur d’un complot de l’ombre contre lequel nous ne pouvons que difficilement lutter.

Le fait d’incarner différents personnages donne de l’intérêt au jeu, on est tantôt en train de fuir la police et d’enquêter sur ce qui nous est arrivé, tantôt en train de mener une enquête, d’essayer de comprendre, avec des soucis personnels différents, des sensibilités différentes.

L’une des originalités du jeu est l’espèce de compte-à-rebours qui se met en place. Nous sommes dans un univers de glaciation progressive, les degrés farenheit (d’où le titre) chutant de manière inexorable et annonçant la fin inévitable de notre monde.

Cage crée un jeu original où les choix que l’on fait pour les personnages influent sur l’histoire. Il est possible d’y jouer à plusieurs reprises, donc. L’intérêt est également dans l’intrigue, proche de celles que nous prisons au travers de nos lectures noires.

 

Cinq ans après sa deuxième œuvre, Cage récidive et nous propose un jeu captivant. Dans un univers noir, glauque.

En 2010 paraît Heavy Rain, de nouveau développé par le studio Quantic Dream.

Il s’agit cette fois d’une affaire de meurtres en série. Des enfants sont enlevés puis retrouvés morts quelques jours Heavy Rain (Quantic Dream, 2010)plus tard. Le personnage principal de l’histoire, celui que vous incarnez en premier, vivait une vie idyllique avant de perdre son fils ainé dans la scène d’ouverture. Après l’avoir perdu de vue dans un centre commercial, il le retrouve mais trop tard, renversé par une voiture. La vie de cet homme que l’on découvre deux ans plus tard a changé du tout au tout, il ne vit plus dans une maison de rêve, le genre délire moderne mais maîtrisé d’architecte, mais dans un pavillon crasseux de banlieue. Il s’est séparé de sa femme et a tout de même obtenu la garde de leur second fils. On lutte avec lui pour qu'il mène une vie normale, qu'il aille de l’avant, qu'il aide ce fils d’une dizaine d’années à vivre malgré tout.

Ce fils va se faire enlever… et le père se trouver pris dans un engrenage pour le sauver à tout prix.

On suit l’histoire à travers quatre personnages. Le père, un agent du FBI détaché sur l’enquête, un détective privé, ancien flic, engagé par les familles des victimes précédentes, et une journaliste. Chaque personnage affronte ses propres démons en même temps qu’il cherche à résoudre l’énigme. Les choix que l’on fait pour eux modifie l’histoire, leur progression, et son évolution…

C’est un jeu captivant, à l’univers noir si proche de celui que nous proposent les auteurs que nous lisons. Cette fois, le compte-à-rebours se fait avec cette pluie battante qu’évoque le titre. Les millimètres d’eau s’ajoutent inexorablement et scandent les étapes de l’intrigue.

Un jeu que j’ai pris plaisir à jouer et rejouer, voyant les différentes facettes des personnages évoluer, changer, en fonction de mes choix, de ma capacité à leur faire franchir certaines étapes.

 

Les jeux de David Cage sont des hommages à des univers que nous avons rencontrés au travers de nos lectures. C’est un plaisir de s’y trouver plongé, d’y lutter comme nous avons vu d’autres le faire avant nous. Il faut, bien sûr, aimer passer du temps sur une console ou devant un écran d’ordinateur mais ce divertissement ne nous éloigne pas vraiment des intrigues que nous aimons. Voilà pourquoi j’en ai parlé ici…

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Published by Jérôme Jukal - dans Cage David
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 13:24

David Cage a débarqué chez moi il y a très peu de temps. C’était pour une occasion qui se répète tous les ans et a tendance à devenir de plus en plus rapprochée. Effroyablement rapprochée. Le temps file à une allure de dingue, non ?… pas très originale comme réflexion mais bon, je suis sûr que je ne suis pas le seul à me dire que parfois c genre de remarques entendues mille fois ne sont pas invariablement fausses.

Bref, j’avais soufflé les bougies grâce à cette capacité thoracique qui ne me fait pas encore défaut, et je me suis mis à déchirer les paquets qui avaient mis tant de temps à être emballés. Quand il s’agit de cette occasion me concernant, ce n’est pas la peine de se creuser les méninges, mes souhaits sont invariables, ayant à voir avec ces ouvrages brochés, pleins des mots que d’autres ont agencés ensemble pour nous distraire, nous emmener ailleurs. Mais quelques fois, on se dit qu’il faut me sortir de cette tendance monomaniaque, me faire voir d’autres horizons… Et ne pas alimenter cette pile qui grandit, grandit, et menace de tout envahir.

 

Et voilà qu’un jeu récent propose une histoire pas vraiment éloignée de mes goûts en matière de fiction. J’avais besoin de distraction, ça tombait bien et je me suis pris au jeu. Loin des considérations des férus et autres érudits du domaine, j’ai apprécié. Et je vais vous en parler dans pas longtemps.

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Published by Jérôme Jukal - dans Cage David
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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 12:03

J’aborde un auteur qui n’est pas connu de la planète polar. Celle des livres. Mais il s’agit bien d’un auteur, d’un créateur qui se revendique comme tel. Et qui n'est jamais loin de notre genre de prédilection. Sa présence sur la Toile est importante, le monde numérique, en ligne, n’étant pas étranger à son activité.

David Cage est un créateur de jeux pour console. Bien qu’exerçant sur un autre support que celui que nous prisons, nous lecteurs, il a l’ambition d’un auteur, celle de jouer avec les sentiments et de raconter des histoires. Il nous invite à être les acteurs de ses histoires.

J’ai découvert Cage récemment, ce français s’est fait une place dans le monde du jeu vidéo en apportant son propre univers et des histoires pas si éloignées de celles que nous goûtons particulièrement. Des univers sombres, des personnages qui s’enfoncent, qui luttent pour avancer ou survivre dans un monde civilisé qui l’est de moins en moins.

 

En faisant le tour de la toile, j’ai découvert que c’était également un créateur polémique. Il revendique sa différence, met en avant son originalité en n’hésitant pas parfois à analyser de manière particulièrement critique ses concurrents.

Les articles réagissant à ses provocations (mais sont-elles vraiment des provocations ou juste la vision d’un auteur sur ce en quoi il croit et le milieu dans lequel il gravite ?) son pléthores. Je ne m’attarderai pas sur eux, je vous propose plutôt quelques liens qui pourront vous permettre de mieux le connaître avant que je vous raconte un peu comment je le perçois moi-même.

 

Pour aborder le bonhomme, il peut être intéressant d’aller faire un tour du côté du site de sa boîte de production jusqu’ici uniquement dévolue aux jeux qu’il a imaginés. Wikipédia s'est fendu d'un article sur lui, il reste toutefois assez succinct. Pour aller plus loin, je vous conseille plutôt de lire l’article que Jeuxvideo.com lui a consacré dans son dossier sur les grands du jeu vidéo.

Pour avoir un aperçu des réactions que peut provoquer David Cage et des avis que certains pratiquants de jeux vidéo peuvent avoir sur les siens, lisez ce court texte signé Derek sur fluctuat.net.

Enfin, une vidéo le présente juste avant la sortie de son dernier jeu en date, cela peut être intéressant…

 

Je vous raconterai très bientôt comment j’ai découvert cet auteur dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à il n’y a pas longtemps et je m’étendrai ensuite sur ses trois créations en date.

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Published by Jérôme Jukal - dans Cage David
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